Programme d'aide aux employés


Après plus de trente ans de pratique en relation d'aide auprès d'une clientèle qui a présenté une panoplie très diversiée de problématiques, le Centre d'entraide La boussole Inc. offre dorénavant un programme d'aide aux employé-e-s dans la région de Granby. Ainsi l'expérience acquise est maintenant offerte à la population en générale.

"Vaut mieux prévenir que guérir"

La prévention est moins dispendieuse en coûts humains et monétaires que la guérison.

Au bout du compte, ce sont nos taxes et nos impôts qui augmentent si l'on attend que les services de santé et de services sociaux prennent en charge les personnes souffrant d'un trouble de santé mentale qui interfère dans la production et la qualité d'un travail.


A) Objectif

L'Objectif du PAE est de permettre de résoudre les problèmes de la vie personnelle qui peuvent nuire aux relations de travail ou gâcher la performance globale de l'employé(e). Le Centre d'entraide La boussole Inc. offre un service confidentiel de relation d'aide et d'éducation psychologique pour diminuer les conséquences négatives sur la qualité du travail que peuvent causer des situations de vie pénibles ou des faiblesses personnelles.

Améliorer le mieux-être des employés permet d'éviter des mesures disciplinaires et des congédiements. En conséquence un PAE coûte moins cher que l'inaction tant au niveau de l'entreprise que sur le plan social.


B) Les cibles de l'intervention

  1. L'enseignerment et l'apprentissage d'un processus de résolution de problème et de conflits.

  2. L'augmentation des habiletés de communication (développement d'une communication affirmative sans être agressive).

  3. La gestion de la colère et des émotions.

  4. La résolution de problèmes de couple plus particulièrement relativement à la satisfaction de besoins légitimes (se sentir aimée-e, valorisé-e, reconnu-e, sécurité, havre de paix).

  5. Intervention en violence conjugale.

  6. Traitement des dépendances à l'alcool, aux drogues illégales et ou aux médicaments d'ordonnance et de la dépendance affective.

  7. Composer avec l'anxiété, un état déprimé, un deuil.

Note: le programme ne s'applique pas aux déviances sexuelles ou tout trouble sexuel important. Le programme de s'adresse pas aux enfants et aux adolescents.


C) Coût du PAE

Reposant sur un modèle associatif, c'est-à-dire que le coût est partagé par plusieurs entreprises, une contribution de 100 $ par mois est demandée pour faire partie de la mutuelle "La boussole" offerte par le Centre d'entraide La boussole Inc. Par la suite, une contribution de 60$ est demandée pour chaque rendez-vous de consultation. À chaque mois, la compagnie reçoit un compte-rendu du nombre de personnes qui ont eu recours au service et le nombre de rencontres effectuées. Règle générale, les compagnies qui offrent des PAE vous demanderont environ 5.50 $ par mois par employé ou un montant de 80 à 100 $ par consultation.

Le Centre d'entraide La boussole Inc. étant un organisme sans but lucratif et un organisme de charité reconnu, la contribution demandée n'est pas sujette aux taxes fédérale et provinciale sur les produits et services (TPS et TVQ). De plus, la contribution se retrouve déductible d'impôt.


La raison d'être d'un PAE

Selon l'étude "ÉTAT DE SITUATION SUR LA SANTÉ MENTALE AU QUÉBEC ET RÉPONSE DU SYSTÈME DE SANTÉ ET DE SERVICES SOCIAUX" publiée en 2012 par le Commissaire à la santé et au bien-être du Gouvernement du Québec:

  • Un trouble de santé mentale se définit comme un niveau d'incapacité qui interfère dans les relations interpersonnelles, les compétences sociales de base et la capacité fonctionnelle dans la production d'un travail.

  • Les troubles mentaux (plus particulièrement la dépression), incluant l’alcoolisme et la toxicomanie, sont les plus importantes causes d’absentéisme au travail, dépassant les journées perdues pour des raisons de maladies physiques.

  • Les troubles mentaux sont aussi souvent associés à des problèmes de santé physique, les plus importants étant le diabète, les maladies cardiovasculaires, gastro-intestinales et pulmonaires ainsi que les troubles neurologiques (comme la maladie de Parkinson et l’épilepsie).

  • Les problèmes d’abus ou de dépendance de substances sont aussi très étroitement associés aux troubles mentaux, puisque plus de 50 % des personnes ayant eu un trouble mental au cours de leur vie auront également un problème d’abus ou de dépendance à l’alcool ou aux drogues.

  • Par ailleurs, malgré une récente amélioration, le taux de suicide au Québec est l’un des plus élevés en Amérique du Nord et il demeure la cause principale de décès chez les individus âgés de moins de 35 ans.

  • Outre la prévalence et les coûts élevés des troubles mentaux, il faut également ajouter une grande stigmatisation des personnes qui en sont atteintes, un fardeau soutenu et des répercussions majeures de santé ainsi qu’un ensemble de facteurs de risque (pauvreté, criminalisation, itinérance, espérance de vie réduite, etc.).

  • Les coûts associés à la santé mentale sont substantiels. Selon les estimations de l’Organisation Mondiale de la Santé, les coûts des problèmes reliés à la santé mentale dans les pays développés équivaudraient à 3 % à 4 % de leur produit national brut (PNB).

  • Les coûts reliés à la santé mentale au Canada étaient estimés à 51 milliards en 2003, y compris les coûts directs et indirects reliés aux services de santé et à la perte de qualité de vie et de productivité. Une autre étude, publiée en 2001 par Santé Canada, évaluait à 14,4 milliards de dollars les coûts liés par année essentiellement à la dépression et à la détresse.

  • Au Québec, les dépenses consacrées à la santé mentale pour l’année financière 2009-2010 représentent environ 8 % des dépenses allouées à l’ensemble des programmes de services de santé et de services sociaux (soit 1 072 millions de dollars) et cela s'avère nettement insuffisant.


Des chiffres...

Selon l’étude « SURVEILLANCE DES TROUBLES MENTAUX AU QUÉBEC : PRÉVALENCE, MORTALITÉ ET PROFIL D’UTILISATION DES SERVICES » publiée en 2012 par l’Institut national de santé publique du Québec :

Selon les données d’enquêtes les plus récentes, près d’une personne sur cinq est atteinte de troubles mentaux, au Québec comme au Canada. Parmi ceux-ci, les troubles anxieux, la dépression et la schizophrénie touchent respectivement 10 %, 5 % et 1 % de la population (ISQ, 2010).

Des études ont montré que tous les troubles mentaux sont associés à une surmortalité (Lawrence et collab., 2010; Roest et collab., 2010; Murphy et collab., 2010).

Les troubles mentaux sont particulièrement associés au suicide et représentent 50 à 60 % de la fraction populationnelle attribuable du risque de suicide (Arsenault-Lapierre et collab., 2004; Cavanagh et collab., 2003). Or, le suicide seul n’explique pas la surmortalité associée aux troubles mentaux.

L’analyse d’une enquête populationnelle de 2002 a montré qu’au Québec comme ailleurs au Canada la majorité des gens qui présentent des troubles mentaux ne consultent pas de professionnels de la santé (Gravel et Béland, 2005; ISQ, 2010).

Les troubles mentaux touchent, en moyenne, 12% de la population annuellement, ce qui représente 903 000 personnes en 2009-2010. Les troubles anxio-dépressifs, qui représentent près de 65 % de l’ensemble des troubles mentaux, atteignent environ 7,5% de la population, soit 581 000 individus. Les troubles schizophréniques touchent quant à eux 0,4 % des Québécois, ou 34 000 d’entre eux. Les troubles mentaux diagnostiqués, en particulier les troubles anxio-dépressifs, sont plus prévalents chez les femmes que chez les hommes.

En Estrie, il y eu en 2010, 39 243 personnes atteintes de troubles mentaux et cela représentait 12,8% de la population. De ce nombre, 23 559 personnes souffraient d'un trouble anxio-dépressif pour une représentation de 7,7% de la population. En Montérégie, 163 559 personnes souffraient de troubles mentaux qui représentaient 11,5% de la population, alors que 106 576 personnes étaient atteintes de troubles anxio-dépresif pour une représentation de 7,5% de la population.